Cet atelier a été organisé du 16-19 juin 2026 à Bujumbura dans le cadre de la Coordination régionale du Projet de Facilitation du Commerce et intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL).
Les participants étaient venus des services sanitaires et phytosanitaires(SPS) du Burundi et de la RDC (santé végétale et animale, services de sécurité alimentaire, Ministères en charge de la Santé ) et des représentants des Ministères ayant en charge le commerce dans leurs attributions ; des représentants des Associations des Petits Commerçants Transfrontaliers, des Unités de Gestion de Projet (UGPs) du PFCIGL Burundi et RDC ainsi que du Secrétariat du COMESA.
Ouvert par le Directeur Général Responsable du Commerce, Dr Eric Irakoze, l’atelier visait à discuter des questions liées aux mesures SPS et harmoniser les politiques et pratiques.
D' après cette autorité, il y a urgence pour les deux pays de créer des conditions favorisant sa mise en oeuvre effective entre le Burundi et la RDC. En effet, a-t-il rappelé, les produits faisant l'objet d'échanges commerciaux dans le cadre du Régime Commercial Simplifié du COMESA (RECOS) ou même au-delà du RECOS, doivent toujours satisfaire à des normes de qualité et de sécurité spécifiques afin de protéger les consommateurs du moment que ces produits ne sont pas autorisés à entrer sur un marché transfrontalier s'ils ne sont pas conformes aux normes du pays importateur.
Dans une présentation sur l'alignement réglementaire et les normes régionales/internationales, le Secrétariat du COMESA a donné des orientations sur les principes clés de l’harmonisation des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) entre le Burundi et la RDC. Il a parlé de l’importance de l’harmonisation des mesures SPS, des cadres régionaux et continentaux des mesures SPS, des principales questions à examiner par le Burundi et la RDC et des Exemples d’activités d’harmonisation SPS au COMESA. En termes des prochaines étapes stratégiques, la présentation a proposé des actions à court, moyen et long terme.
Dans l’ensemble, sur la base de l’expérience acquise concernant les accords dans la région, le Secrétariat du COMESA a recommandé que l’accord final entre les deux pays soit rehaussé d’un Protocole d’accord institutionnel à un Accord de Reconnaissance Mutuelle (ARM) conclu au niveau des États.
L'atelier a effectivement adopté un protocole d'accord de collaboration entre les institutions en charge des mesures SPS sur les mesures sanitaires et phytosanitaires et a élaboré une feuille de route conjointe pour la mise en œuvre de ce protocole.
Les actions commandées et sur lesquelles la feuille de route est axée.
Une des actions recommandées est d’ échanger régulièrement les listes de laboratoires accrédités, de postes frontaliers officielles, de spécimens des signatures des autorités compétentes et des zones indemnes de maladies animales ou organismes nuisibles aux végétaux. Il faudra harmoniser des systèmes de surveillance, d’inspection, de certification et les procédures opérationnelles d’inspection et de contrôle.
La Mise en place des mécanismes d’ échange régulier et rapide d’informations sur la situation des maladies animales et végétales et organismes nuisibles aux végétaux a été jugée fondamentale.
Il est aussi ultime d’analyser les disparités et harmoniser les documents et les conditions requises pour l’importation et l’exportation et transit des éléments concernés par ce protocole.
Il a aussi été recommandé d’organiser une réunion pour analyser les modalités de mise en place d’une procédure simplifiée en rapport avec les mesures SPS pour les petits commerçants. Des programmes de formation conjointes sur les mesures sanitaires et phytosanitaires des deux pays devront aussi être mise en place.
Des ateliers de renforcement des capacités sur le contrôle, inspection et certification pour les animaux et produits d’origine animale, produits végétaux et autres articles réglementés devront être organisés.
Aussi, faudra-t-il organiser des visites d’échanges d’expériences sur le contrôle des maladies animales transfrontalières, y compris les zoonotiques et végétales ainsi que l’inspection des produits qui sont concernés par ledit protocole.
Les participants ont également recommandé d’ organiser une réunion pour analyser les modalités de mise en place d’une procédure simplifiée en rapport avec les mesures SPS pour les petits commerçants.
Ils également trouvé nécessaire de désigner des points focaux chargés d’assurer la liaison entre les services/agences des deux pays( RDC et Burundi) et de mettre en place un comité Technique Mixte de suivi de la mise en œuvre du Protocole . Il faudra aussi intégrer les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTICs) dans le système d’inspection, de contrôle, de suivi des mouvements migratoires et de facilitation de l’import et export des produits concernés par ledit protocole.
